Taux de rebond : pourquoi vos lecteurs vous zappent ?

Vous avez tout essayé : le contenu optimisé, les images de qualité, un design parfait. Et pourtant, rien n’y fait.

Le pourcentage de votre taux de rebond atteint des sommets dignes de l’Everest sur votre interface Google Analytics.

A croire que vous n’intéressez pas les internautes, ou pire : qu’ils vous fuient.

Parce-que le rebond éloigne à coup sûr vos conversions, je passe en revue dans cet article toutes les causes susceptibles d’être à l’origine de la fuite de vos visiteurs.

A la clé ? Des astuces d’UX writing, d’ergonomie et de webdesign pour retenir vos prospects un peu plus longtemps sur vos pages… et plus si affinités.

1/ Vous ne leur parlez que de vous (taux de rebond 100% garanti)

Résumé, les textes de votre site ressemblent un peu à « Et moi, et moi, et moi… ».

Ou bien peut-être à leur variante « Et nous, et nous, et nous… ».

Voir à la déclinaison « Moi, ma vie, mon oeuvre ».

« Notre professionnalisme acharné » ici.

« Nos solutions innovantes » là-bas.

« Notre sérieux à toute épreuve » un peu plus loin.

« Notre expérience inégalée en matière de… » ici-bas.

« Nos services en ligne » pour finir.

Vous l’ignorez peut-être, mais ces expressions, symptomatiques d’une communication autocentrée, pullulent sur 80% des sites de la toile.

Si vous employez ce type de formulation sur votre site, il y a de fortes chances que votre entreprise soit atteinte par ce mal que j’appelle « syndrome du moi-je ».

Le problème ?

Vos lecteurs se fichent éperdument de votre marque et de vos produits / services.

(Je suis vraiment navrée, croyez-moi, de vous annoncer cela de but en blanc.)

Ce qui les intéresse ?

Eux.

Oui, eux-mêmes.

Or, quand vous leur parlez de vous (et vous, et vous, et vous), vous créez automatiquement une distance qui nuit à la pleine puissance de vos messages.

Résultat ?

Votre offre ne touche pas vos visiteurs car elle n’est tout simplement pas dirigée vers leurs besoins (conscients et inconscients).

Si bien qu’au lieu de naviguer sur vos pages internet, vos utilisateurs vont plutôt :

  • Fermer leur navigateur,
  • Cliquer sur la petite croix au-dessus de l’onglet représentant votre site,
  • Utiliser le bouton « back » de Google,
  • Taper une nouvelle URL,
  • Débrancher leur ordinateur,
  • Jeter leur tablette par la fenêtre (uniquement dans les cas les plus extrêmes).

Bref, vous l’avez-compris, ils  vont rebondir aussi sec, sans laisser de traces, et encore moins d’adresse e-mail ou de coordonnées de carte bancaire.

C’est à ce moment précis que vous les perdez et que le pourcentage de votre taux de rebond gagne quelques points supplémentaires.

O rage, ô désespoir, ô volatilité ennemie…

2/ Votre offre n’est pas claire

Message confus, offre nébuleuse, proposition de valeur floue, inexistante ou énigmatique…

Vous ne répondez pas à LA question fondamentale que tout utilisateur se pose lorsqu’il arrive sur votre site.

Contrairement à ce que beaucoup d’entrepreneurs croient (encore !), cette question, n’est pas :

  • Qui êtes-vous ?
  • Que faites-vous ?
  • Quels sont les services / produits que vous proposez ?

Car, et comme nous l’avons vu plus haut, vos lecteurs se fichent de vous et de vos produits / services.

Non, ce qui intéresse D’ABORD votre public cible tient à l’unique question qu’il se pose lorsqu’il navigue sur vos pages.

Cette question est « Qu’est-ce que ce site fait pour moi ? ».

Autrement dit « Que vais-je retirer concrètement de ce site ? ».

Si vous ne répondez pas D’ABORD à cette question de façon à ce que l’internaute identifie instantanément les bénéfices de votre offre, vous démultipliez le pourcentage de votre indice de rebond.

Pourquoi ?

Car vos lecteurs n’ont pas de temps à perdre pour décrypter les éléments de votre offre.

Pas plus que vous n’en n’avez-vous-même, lorsque vous retrouvez face à un ustensile de cuisine (ou un objet de mobilier urbain) dont vous ignorez absolument tout de la fonction.

Allez-vous parcourir les petites lignes de la page 12 du mode d’emploi pour tenter de comprendre à quoi sert cet objet ? Ou pire, chercher le vendeur du rez-de-chaussée du magasin pour lui demander si ce gadget a une quelconque utilité pour vous ?

Certainement pas.

Vous allez passer votre chemin, sans le moindre état d’âme. Parce-que comme tout le monde, vous avez d’autres choses à faire.

Sur votre site, le même principe s’applique.

Votre utilisateur doit comprendre en moins d’une fraction de secondes l’utilité et la valeur ajoutée de votre produit / service.

Seule une offre claire et parfaitement formulée vous permet de générer une bonne première impression sur le web. Laquelle est indispensable à l’amélioration de votre taux de conversion.

3/ Votre site est lent (taux de rebond instantané)

1 seconde, 2 secondes, 3 secondes…

La vitesse d’affichage de votre page se traîne comme une tortue. Votre interface mouline. Vos visiteurs trépignent d’impatience.

4 secondes, 5 secondes, 6 secondes…

Vous venez de franchir le seuil de l’intolérable. Plus de 50% de vos lecteurs vous abandonnent déjà pour naviguer sous des cieux numériques plus cléments (et plus performants).

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls dans ce cas.

Même des géants comme Amazon ont évalué leurs pertes annuelles à 1,5 milliards de dollars pour une seule seconde de plus à charger.

C’est dire si le temps de chargement de vos pages entrave l’attractivité de votre site… et l’amélioration de votre bounce rate (as we say in english).

En cause ?

  • Les liens morts,
  • Les bugs d’affichage,
  • Les images en haute-résolution non optimisées pour le web,
  • Les erreurs de redirection,
  • Les codes dévoreurs de poids,
  • Un hébergement non adapté.

Autant d’éléments qui créent l’effet d’un répondeur qui sonne dans le vide.

Inutile de compter sur la patience de vos lecteurs pour surpasser ces dysfonctionnements de conception à l’origine du fameux taux de rebond.

Sachant que l’internaute est un individu pressé (dont le temps d’attention moyen est équivalent à celui d’un poisson rouge), cela est parfaitement illusoire.

Si votre page met plus de 1,5 secondes à charger, attaquez-vous plutôt au surpoids de votre site et à tous les éléments consommateurs en bande passante.

Je vous livre pour cela quelques outils d’analyse précieux (et ultra précis) que j’utilise moi-même :

Non seulement ces sites évaluent le score de performance de vos différentes interfaces (site web, site mobile, etc.). Mais en plus ils donnent des pistes concrètes et stratégiques à votre développeur web pour conformer vos outils de communication digitaux aux recommandations de Google.

Et que se passe t-il lorsque vous gagnez en vitesse en ligne ?

Ô miracle : vos conversions l’emportent alors significativement… sur votre taux de rebond.

4/ Vos pages web sont saturées

  • Des fenêtres qui clignotent un peu partout,
  • Des éléments graphiques qui se superposent en tous lieux,
  • Des carrousels d’images (sliders) qui défilent dans tous les sens,
  • Des liens en veux tu en voilà,
  • Des sidebars (barres latérales) à n’en plus finir,
  • Des choix multidirectionnels à en perdre la tête,
  • Des call-to-action (appels à l’action) noyés dans la masse,
  • Des bannières qui vous poursuivent sans relâche.

Cette surcharge structurelle est typique des sites e-commerce et/ou éditoriaux que j’appelle « les sites brouillon ».

Et ils sont très fréquents sur la toile.

Quand vous naviguez sur ce type de site, c’est bien simple, vous avez l’impression de vous trouver dans un immense fourre-tout dénué de structure et de cohérence.

A moins que votre site web ne soit sponsorisé par Doliprane (ou Aspegic), le rebond se fait alors quasi naturellement.

Pourquoi ?

Car l’œil, littéralement assailli, est davantage disposé à déguerpir qu’à interagir avec votre offre.

Derrière l’interface problématique, l’intention est souvent bonne. L’éditeur du site veut fournir le maximum d’informations, d’idées de produits ou de liens éditoriaux à son audience.

Le problème ?

Trop de distraction tue l’attention.

Si bien qu’à vouloir trop en mettre, vos messages se perdent dans un trop plein de détails visuels qui ne laissent que peu de place à la clarté et à la lisibilité.

Résultat ? C’est l’indigestion !

La solution pour en venir à bout de cette surcharge FATALE pour vos conversions est radicale.

Il s’agit en effet d’épurer, d’aérer, d’ordonner et de (re)structurer le tout, à la façon Marie Kondo (la papesse de l’art du rangement).

L’heure du grand ménage numérique de printemps a sonnée.

5/ Votre site web n’est pas structuré (Rebond assuré)

La confusion naît souvent du manque, voire de l’absence de structure pensée en amont de la création d’un site web.

Certains parcours de navigation sont si alambiqués que les lecteurs ont l’impression d’être « baladés », sans but précis.

Ils ne savent pas où diriger leurs clics.

Ils finissent donc pas aller voir ailleurs.

C’est une erreur. Car c’est à vous de guider les internautes vers vos boutons de conversion. Et non aux internautes de décrypter quelles sont vos intentions.

Vous n’en n’avez peut-être pas conscience mais le cerveau humain est fainéant par nature. Il a horreur de naviguer en eaux troubles ou pire, de réfléchir pour savoir où aller.

Le secret pour (ré)orienter vos lecteurs ?

Il tient à un principe précis que j’appelle la règle d’or de l’objectif unique.

Elle est très simple :

Une page = un objectif.

L’objectif est à la fois marketing (générer une action) mais aussi SEO (améliorer le positionnement de votre page sur un mot clé pour que vos cibles vous trouvent plus facilement).

Exit donc la surabondance de liens et d’informations qui altèrent la compréhension et l’efficacité de vos messages.

Pour améliorer le pouvoir de persuasion de votre site, chaque page doit être conçue autour d’un but précis que vous souhaitez voire atteint par vos visiteurs.

6/ Votre site n’est pas UX friendly

Afin de guider le lecteur vers l’appel à l’action, votre parcours de navigation doit non seulement être clair et précis. Mais aussi cohérent et harmonieux.

Et ce, tant sur plan visuel que sur le plan éditorial.

Et pourtant, il l’est rarement.

  • Ergonomie complexe,
  • Hiérarchie visuelle confuse,
  • Intitulés des menus incohérents,
  • Appels à l’action peu visibles,
  • Maillage interne hasardeux,
  • Polices d’écriture fantaisistes,
  • Parcours de conversion anarchique.

Tout ce qui permet à vos lecteurs de naviguer avec fluidité d’une page à l’autre n’est pas optimisé.

Conséquence ? Vos lecteurs quittent vos pages précipitamment et votre taux de rebond (encore lui !) s’envole de plus belles.

C’est là qu’interviennent les enseignements de l’UX (traduire par « l’expérience utilisateur »).

Vous avez peut-être entendu parler d’UX design, de rédaction d’UX ou d’UX copywriting ?

Ces experts de l’expérience utilisateur vous aident à créer des schémas de navigation intuitifs pour amplifier le pouvoir de persuasion de votre site internet.

Objectif ?

Faire comprendre en moins de 4 secondes à votre lecteur l’objet de votre site, son mode de fonctionnement et les bénéfices qu’il va en tirer.

Et ceci vous l’avez compris, pour que vos conversions aient le dernier mot… sur votre taux de rebond.

7/ Votre contenu est suroptimisé pour le SEO (session à rebond assurée)

Le contenu SEO friendly c’est bien.

Mais lorsque ce dernier n’est rédigé qu’à des fins de positionnement sur les moteurs de recherche, il peut vite devenir un repoussoir pour vos lecteurs.

Et oui, le temps ou le contenu bourré de mots clés était pondu au kilo pour satisfaire l’appétit insatiable de Google est bel et bien révolu.

Les robots qui font la pluie et le beau temps du SEO ont depuis affiné leur palais. Si bien que la qualité et la fraîcheur du produit éditorial l’emportent désormais sur l’index sémantique peu convainquant du fast content.

Rajoutez à cela un temps d’attention qui se réduit comme peau de chagrin et vous comprenez pourquoi les humains (comme les robots) sont de plus en plus exigeants sur la qualité du contenu.

Pour donner l’envie à vos lecteurs de se promener sur votre site web, oubliez donc :

  • Les textes sur-optimisés en mots-clés,
  • Les contenus creux,
  • Les formules passe-partout,
  • Les présentations lisses,
  • Les tournures froides,
  • Les accroches fades,
  • Le plagiat sans foi ni loi,
  • Les pavés de textes sans queue ni tête,
  • Le déjà vu, lu, revu et relu…

Travaillez plutôt sur les deux P de vos contenus : pertinence et persuasion.

Car valoriser vos mots, c’est leur redonner tout leur pouvoir.

8/ Vos textes ne sont pas engageants

Au-delà de la pertinence du contenu, c’est parfois l’écriture en elle-même qui est à l’origine du taux de rebond.

  • Le formalisme excessif,
  • Les phrases à rallonge,
  • Le langage jargonneux,
  • Les métaphores grandiloquentes,
  • Les fautes d’orthographe,
  • Les structures grammaticales lourdes,
  • Les répétitions d’idées,
  • Le manque de rythme,
  • L’absence de style.

Même si ce que vous dites est intéressant, ces éléments peuvent suffire à faire décamper les lecteurs de vos pages.

Vous n’avez en effet pas la moindre chance de convaincre votre public cible de vous suivre si vous n’entrez pas en résonance dans leur cerveau avec vos mots.

C’est là que le copywriter professionnel intervient, en créant pour vous un univers rédactionnel magnétique et en phase avec les principes fondamentaux de l’écriture persuasive.

9/ Votre site est moche (taux de bounce 100% garanti)

La notion de beauté ou de laideur a beau être subjective, parfois, personne ne s’y trompe.

  • Un design qui date de la Préhistoire,
  • Une charte graphique douteuse,
  • Une surenchère de détails visuels,
  • Une mise en page monstrueuse,
  • Des contrastes de couleurs criantes,
  • Des images de mauvaise qualité,
  • Des polices difficiles à lire,
  • La musique (ou l’animation en flash) qui se déclenche alors que vous n’avez rien demandé.

Aucun doute, vous naviguez bien sur un site moche.

Les profils léchés d’Instagram et le branding  des produits Apple (pour ne citer qu’eux) ont éduqué l’œil de votre audience à des supports de communication esthétiques et harmonieux.

A tel point qu’un design qui n’est plus dans l’ère du temps ou qui n’est plus en phase avec les tendances et les habitudes des internautes, ça se repère tout de suite.

Et d’après vous, quel est le premier réflexe que génère ce type de site ?

Bingo : le taux de rebond bien-sûr !

10/ Votre communication n’est pas authentique

Qui n’a jamais entendu parler du storytelling ou de l’art de raconter des histoires ?

Parce que les consommateurs sont plus que jamais en quête de sens dans leur parcours décisionnel d’achat, cette stratégie marketing peut faire toute la différence dans votre communication digitale.

Si elle est correctement réalisée, la communication narrative vous permet de dépasser la notion d’offre à l’état brut au profit d’un véritable univers de marque.

Pour paraphraser le marketeur américain Seth Godin « Les gens n’achètent pas des produits et des services. Ils achètent des relations, des histoires et de la magie ».

Récits immersifs, anecdotes intrigantes, contes ancrés dans la vie réelle et langage authentique créent une connexion si forte avec vos lecteurs… qu’ils en oublient de rebondir (mais pas de convertir !).

Les séries Netflix, les conférences TED et les pitchs des startups les plus en vogue sont la preuve que les belles histoires n’en finissent pas d’émouvoir.

C’est toute la force du storytelling.

Alors au lieu de parler à leur esprit via des textes standardisés, visez plutôt leur cœur avec une bonne dose d’émotions et d’authenticité.

11/ Vous n’offrez aucune zone de repos à vos lecteurs

Le webdesign n’est pas qu’une question de graphisme et d’image. C’est aussi une affaire de vacuité (oui, oui, vous avez bien lu).

Les espaces blancs qui entourent vos call-to-action, libèrent vos marges latérales, aèrent vos textes et colorent vos arrière-plans ne sont pas là que pour faire joli.

Ils sont aussi là pour créer l’équilibre indispensable au confort et au repos de l’œil.

Et ce n’est pas tout.

En plus de l’harmonie visuelle qu’ils apportent, ces zones de vide attirent aussi le regard vers vos appels à l’action et améliorent donc le pouvoir de persuasion de vos textes et de vos messages.

D’où l’intérêt de ne pas seulement penser en termes de contenu mais aussi en termes d’absence de contenu.

Et donc d’épure, d’aération, d’espace.

Une autre façon d’envoyer valser votre taux de rebond… dans le vide intergalactique.

12/ Vos fenêtres Pop-up les dérangent (et hop ils rebondissent)

Je ne sais pas vous, mais quand je lis un article ou parcoure un site et que VLAN, un encart me supplie de m’abonner, de cliquer ou d’inscrire mon adresse e-mail dans la minute… VLAN, je rebondis aussitôt comme une balle du ping-pong et disparais sans laisser de traces (hormis dans l’indicateur de rebond).   

Certains experts vous diront que ces fenêtres qui viennent s’afficher sur le contenu de vos pages sont utiles, voir bénéfiques à votre génération de leads.

Les chiffres leur donnent raison.

Mais gardez quand-même en mémoire que pour la majorité des utilisateurs, pop-ups et pop-ins ne sont ni plus, ni moins que l’équivalent des publicités qui cassent l’ambiance du film.

Si le film est bon ça passe encore.

Mais, si le film est mauvais…

13/ Vous ne mettez pas la bonne offre face à la bonne cible

Si le positionnement et le ciblage sont la base du marketing, ils sont aussi (bien souvent !) à la base de bien des échecs en marketing.

Et pour cause, si votre offre est en inadéquation avec un besoin réel et/ou si elle n’est pas dirigée vers la bonne cible, elle conduit vos lecteurs à se détourner purement et simplement de votre site (alimentant au passage l’indice d’analyse de votre taux de rebond).

Inutile d’implorer les experts les plus avancés du growth hacking ou du copywriting pour pousser vos produits et/ou vos services sur Google.

Autant demander à un publicitaire de vendre des côtelettes d’agneau (même pas bios) à des végans intégristes.

Pour contrer les effets d’un positionnement trop généraliste (ou d’un ciblage à côté de la plaque), il vous faut d’abord revenir aux fondamentaux. A la base de la base de la raison d’être de votre entreprise.

Ce qui induit plusieurs questions :

  • Votre offre répond-elle réellement à un besoin ?
  • Quel est le public de ce besoin ?
  • Qui ciblez-vous en particulier dans ce public ?
  • Comment allez-vous toucher cette cible ?
  • Pourquoi allez-vous le faire ?
  • Comment allez-vous le faire ?

Vous n’avez pas la moindre chance de retenir vos lecteurs sur vos pages si votre offre ne correspond pas à un réel besoin et si elle n’est pas dirigée vers la bonne cible.

Cela parait évident dit comme ça, et pourtant, tellement d’offres et de contenus pointent encore au hasard ou vers la mauvaise direction.

14/ Votre site n’est pas adapté aux écrans mobiles (hello bounce rate)

Cela paraît invraisemblable, et pourtant, à l’heure où j’écris ces lignes, il y a encore un nombre incalculable de sites non mobile-friendly sur la toile.

Ces sites sont dans le collimateur des algorithmes Google qui les matraque à grands coups de pénalités.

Ils accusent des résultats d’analyse de trafic catastrophiques (taux de rebond, temps passé sur la page, taux de conversion, et j’en passe).

Ils sont rebutants et difficiles à lire.

Ils sabotent toute action et/ou tout effort marketing.

Et pourtant rien n’y fait.

On trouve toujours des interfaces non-responsive sur le web.

Si votre site n’est pas adapté pour la navigation sur tablettes et mobiles, je pense que vous comprenez l’urgence qu’il y a à passer au design responsive.

Qui plus est à l’heure où les écrans des PC sont plus que jamais délaissés.

(L’augmentation du trafic mobile gagne +125% chaque année…). 

15/ Votre copywriting est trop agressif

Le copywriting est une arme redoutable d’efficacité. Un moyen de générer plus de prospects, de visibilité et d’action. Et accessoirement, de diminuer votre taux de rebond.

Oui mais voilà, l’art de persuader par les mots a aussi ses limites.

  • Sujets racoleurs,
  • Promesses aguicheuses,
  • Informations aux airs de fake news,
  • Articles sensationnalistes,
  • Pseudo-révélations choc,
  • Argumentaires de vente en 13567 mots,
  • TOP 10 de trucs insolites (le 4ème va vous laisser sans voix).

Ces contenus inondent la toile à tel point que l’utilisateur, s’il s’y laisse (encore) prendre, n’est pas complètement dupe (ou naïf) non plus.

A moins d’avoir passé les 10 dernières années de sa vie dans une cabane du fin fond de la Sibérie, il sait faire la différence entre les sites clickbait (pièges à clics) et le contenu de qualité. 

Si bien qu’au bout du 20ème article (ou de la 50ème vidéo Youtube) qui ressemble à ça :

(J’exagère à peine)

12 techniques piquées aux blogueurs d’élite pour palper 13789 € par jour avec sa chaîne Youtube (même en dormant)

La méthode secrète pour devenir milliardaire en travaillant 5 minutes par jour enfin révélée !

Comment multiplier votre salaire par 153 en buvant des mojitos au bord de la piscine à l’autre bout du monde (et sans dépenser un rond) ?

14 vérités qui font trembler les entreprises qui créent du contenu rédactionnel (la 10ème est renversante)

Que se passe t’il ?

Le lecteur actionne illico son détecteur de baratin qui flaire la vente (et/ou l’arnaque) à plein nez. La lassitude s’installe et la curiosité cède la place au soupçon et à la défiance.

C’est donc tout naturellement que l’appât à clic perd de son efficacité.

Le copywriting agressif, vous l’avez-compris est à utiliser avec parcimonie.

Et c’est encore plus vrai dans l’Hexagone ou les codes de la vente sont plus discrets.

Certes, ce type de contenu harponne le lecteur (et lui vend même au passage quelques produits). Ce n’est un secret pour personne.

L’acharnement de la presse à scandale, les titres des nouveaux médias en ligne et les promesses sensationnelles de certains formateurs en ligne sont la preuve que le too much attire du trafic en ligne.

Mais attention trafic n’est pas synonyme d’argent cash dans le tiroir-caisse.

Enfin, l’image négative générée par ce choix de ligne éditoriale peut rapidement saper votre crédibilité et provoquer l’inverse de l’effet souhaité.

Alors gare à ne pas franchir la ligne qui vous propulse ni une, ni deux, dans le côté obscur de la force.

16/ Taux de rebond : attention, nuances

Je vous ai parlé dans cet article des facteurs qui favorisent le taux de rebond

Mais attention, les scores de cet indicateur marketing de trafic délivré par Google Analytics sont plus complexes à analyser qu’il n’y paraît.

Et oui, à l’instar du bon et du mauvais cholestérol, un pourcentage de rebond élevé n’est pas forcément synonyme de site dénué de qualité.

Admettons que votre taux de rebond plafonne à 72%. En soi, ce chiffre est énorme. Il indique que sur 100 visiteurs entrés sur une page de votre site, 72 ne sont pas allés plus loin.

Est-ce que cela signifie pour autant que l’expérience que vous proposez à vos lecteurs est bonne à jeter à la déchetterie ?

Pas forcément.

Imaginons qu’un internaute recherche une recette écologique miracle pour se débarrasser des nuisibles dans son jardin.

Il insère les mots clés « comment se débarrasser des cochenilles à carapace » dans son navigateur et atterri sur un article qui lui livre précisément la formule magique qu’il recherche.

Ayant parcouru en intégralité la réponse à sa requête (article, dossier et/ou vidéo), il n’ira pas plus loin sur le site… Et rebondira donc en toute logique.

Est-ce une mauvaise chose pour autant ?

Pas vraiment dans le sens ou la session a été positive pour l’utilisateur (il a trouvé l’information qu’il cherchait) mais aussi pour l’éditeur du site (qui ne vit que de publicités en ligne par exemple).

Dans ce cas précis, l’indice de taux de rebond, pour être pertinent est à coupler avec le temps moyen passé sur la page (average time on site).

Si par contre votre taux de rebond explose le plafond de votre Google Analytics et que vos lecteurs rebondissent au bout de 2 secondes, alors oui, cela est symptomatique d’une insatisfaction à l’égard de votre site.

Le cas est l’équivalent digital d’une personne qui rentre dans une boutique… et ressort au bout de 2 secondes.

Il indique qu’un sérieux effort est à mener sur un ou plusieurs points que nous venons d’évoquer dans cet article.

Reste à savoir s’il s’agit plus d’un problème de persuasion, de vitesse de site, d’ergonomie, de clarté d’offre, de positionnement ou de design graphique… Voire de tout cela à la fois. On en parle ?

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